Accueil Forums Anti-Vape, Pro-Vape, discutons… Sur l'article sur la vape dans l'Express par Elodie Emery

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Houssen Moshinaly, il y a 8 mois et 3 semaines.

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    Houssen Moshinaly
    Admin bbPress

    Pour inaugurer ce forum sur les pros et les anti vape, je vous propose cet article de l’Express intitulé Tomber dans la vape par Elodie Emery.

    Avec la cigarette électronique, les anciens fumeurs font un pari sur l’avenir, dont on peut saluer l’audace. Ils ne connaissent pas les conséquences de leur nouvelle pratique sur leur santé, mais misent sur le fait que “ça ne peut pas être pire que la clope”… Est-ce si sûr ? Il est permis d’en douter.  

    C’est une question qui revient souvent. On n’a aucun recul sur la cigarette électronique. Toutefois, j’aime à penser que l’e-cig existe depuis 10 ans et que des dangers réels, montrés par une causalité directe, n’ont pas encore été démontré. En fait, les études montrent que la vape est une bonne alternative pour cesser le tabagisme.

    Le converti à la “CE”, comme disent les jeunes – ils le disent vraiment, je les ai entendus -, subit des humiliations qui ne peuvent pas être sans conséquences psychologiques. Il endure l’enthousiasme juvénile du vendeur de produit (“e-liquide”, dans le jargon), qui insiste pour lui faire goûter son nouveau parfum “petit-beurre”. Et, une fois la vente bouclée, lui lance cette phrase terrible : “Bonne journée… et bonne vape !” Plus rien ne sera jamais comme avant. Le “vapoteur” a basculé dans une autre dimension, il le sait.  

    Elodie Emery a raison sur certains points. Les fabricants de liquides font parfois n’importe quoi et ils devraient réfléchir aussi sur comment promouvoir leurs produits. Cela dépend aussi des liquides. Mais le vendeur ne harcèle pas le fumeur sinon il ne tiendrait pas longtemps à ce poste. A la limite, le vendeur peut conseiller le fumeur pendant plusieurs minutes, car c’est le bon liquide est un ingrédient essentiel pour quitter la clope.

    Comme il craint de tomber en panne, il se trimballe partout avec son chargeur et ses piles de rechange. Il est chargé d’environ un kilo de matériel, auquel il faut ajouter le poids de l’e-cigarette elle-même. Plus elle a d’autonomie, plus elle est grosse. Résultat, il a troqué sa toux de fumeur contre une tendinite. 

    Ici, Elodie Emery parle des grosses box et c’est une tendance de la vape comme une autre. De la même façon qu’il existe des PC Alien à 5000 euros, il existe aussi des produits de luxe dans la vape. Le poids peut sembler intimidant, mais la plupart de mes cigarettes électroniques ne dépassent pas les 200 grammes. Donc, on est loin de plusieurs kilos. Et dépendant du matériel, il faut effectivement plusieurs accus, comme l’écrit Elodie Emery, mais la vape n’est pas une clope. La vape est différent dans tous ses aspects. C’est pourquoi, elle est moins dangereuse. Mais oui, il faut changer quelques habitudes.

    Car il ne lâche jamais son joujou, jamais, jamais. La marque de ses doigts est incrustée sur l’objet, qui est d’une saleté répugnante. Lorsqu’il l’égare, le monde s’arrête de tourner. L’e-fumeur commence par chercher sous le canapé, avant d’en retirer tous les coussins avec une fébrilité croissante. Un enfant de 11 mois fait preuve de plus de dignité quand il fait tomber sa tétine.  

    Elodie Emery est un peu moqueuse. Car il y a plus de saletés sur un Smartphone que sur une Box d’e-cig. Après, peut-être qu’Elodie Emery connait des gens qui ne prennent pas soin de leurs box, mais je pense que cela reste une minorité. Après sur la fébrilité, c’est normal pour débutant. Quand il se met à la vape et qu’il s’interdit de fumer, il doit tirer constamment dessus, mais cela se stabilise au fil du temps. De plus, on a parlé des produits de luxe. Et donc, si on investit, en ayant économisé pendant des mois, sur une box de 200 euros, ça fout un peu les boules de la perdre.

    Le vapoteur soutient que les bouffées de vapeur qu’il inflige à son entourage ne sentent rien, preuve que le sevrage tabagique ne lui a pas rendu son odorat. Souffrant sans le savoir du syndrome de Stockholm, il veut absolument vous faire essayer sa cigarette électronique. Lorsque, inévitablement, vous vous étouffez, il éclate d’un rire sadique. 

    Les bouffées de vapeur ne sentent quasiment rien par rapport à la fumée du tabac. Quand à l’essai d’une cigarette électronique, je sais que je ne laisserais jamais essayer ma e-cig à quelqu’un de non-fumeur, puisque moi, j’ai besoin de nicotine. Elodie Emery écrit qu’elle a toussé. Donc, soit elle n’a jamais fumé ce qui est un peu dommage d’avoir essayé l’e-cig, car c’est principalement destiné au fumeur. Soit que le liquide contient trop de nicotine ou de PG, qui peuvent provoquer des toussements. Mais ces toux ne sont pas dangereuses.

    Quand deux fumeurs d’e-cigarettes se rencontrent, ils les comparent, les soupèsent, tètent un peu pour tester la qualité du nuage. “Elle tire bien ?” s’enquièrent-ils, comme s’il s’agissait d’une petite cheminée portative. Et enfin : “T’es à combien, toi ?” La question fait référence au taux de nicotine dans le produit.  

    C’est comme les Smartphones ou les PC ou les rouges à lèvres…. Le secteur de la vape est d’abord un secteur de passionnés. Et c’est vrai que plus on évolue dans la vape, plus on a envie de partager sa passion aux autres. Mais cette passion ne parle pas vraiment au débutant.

    On aurait presque fini par oublier que le but initial était tout de même d’échapper aux poisons contenus dans la cigarette traditionnelle. Souvent, c’est là que le bât blesse. Après cinq ans de vape acharnée, certains achètent toujours les liquides les plus chargés. “Oui, mais au moins je n’ai pas le goudron”, se défendent-ils. Ni les plumes, c’est vrai. 

    Il faudrait qu’Elodie Emery nous fournissent des vapoteurs de longues durées qui utilisent encore de la nicotine massive. Car nos organismes arrivent à stabiliser naturellement la nicotine. Ce qui fait qu’au fil du temps, la consommation  va baisser même si on risque de vaper plus de liquides. Elodie Emery ne nous dit pas non plus ce qu’elle entend par un liquide chargé. 3 mg ou 6mg, c’est clairement la norme. Au delà de 12 mg, c’est un peu chargé, c’est vrai.

    Elodie Emery semble connaitre des vapoteurs et j’aurais aimé qu’elle leur donne un peu la parole. Il y a aussi des associations comme l’Aiduce, Fivape ou Sovape qui fournissent de très bonnes informations sur la vape. La vape n’est pas rose tous les jours, Elodie Emery, a raison de le souligner. Mais en France, la vape a permis à 1 million de fumeurs de quitter le tabagisme et c’est près de 6,1 millions de personnes en Europe. De quoi avoir le sourire et avoir confiance en le potentiel de la vape pour quitter la clope, n’est-ce pas, Elodie Emery ?

     

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